Résumé des 29 et 30 juin au Mondial 2026 : deux géants sortis aux tirs au but, le tableau se dégage
On savait les 1/16e de finale piégeux ; on ne les imaginait pas à ce point. En deux soirées, le Mondial 2026 a perdu l’Allemagne et les Pays-Bas, tous deux éliminés au bout de la séance de tirs au but, pendant que le Brésil et la Norvège validaient tranquillement leur billet pour les 1/8e. Voici le débrief complet, vu de Romandie, avec ce que ces résultats changent pour la course au titre — et, forcément, pour la moitié de tableau de la Nati. Cotes du vainqueur relevées au 30 juin 2026 (FanDuel via Fox Sports).

La grande nouvelle : deux favoris déchus en une soirée
Il faut le dire d’entrée, parce que c’est l’information qui restera de ce premier tour à élimination directe : l’Allemagne, quadruple championne du monde, est éliminée. Et pas seule — les Pays-Bas, premiers de leur groupe sans le moindre accroc, sortent eux aussi. Deux nations habituées aux dernières semaines de compétition qui quittent le tournoi parmi les tout premiers éliminés du tableau à 48 équipes. Sur un marché des paris qui les plaçait encore, dix jours plus tôt, dans le peloton des candidats sérieux, c’est un petit séisme.
Le point commun des deux sorties : la séance de tirs au but. Après 1–1 au bout du temps réglementaire et de la prolongation, les deux rencontres se sont jouées à la loterie des onze mètres — cette cruauté propre aux phases finales que tout parieur devrait avoir en tête quand il lit une cote de 1/16e (on y revient plus bas).
Paraguay–Allemagne 4-3 t.a.b. : les champions 2014 rentrent à la maison
Au Gillette Stadium de Foxborough, dans la banlieue de Boston, le Paraguay a éliminé l’Allemagne, 1–1 puis 4–3 aux tirs au but. La Mannschaft avait pourtant ouvert la voie idéale : menée après une réalisation paraguayenne juste avant la pause, elle avait égalisé par Kai Havertz (52e). Mais rien n’a suivi. Ni dans le temps réglementaire, ni en prolongation.
Et puis il y a eu la séance. Le gardien paraguayen Gill a sorti deux tentatives allemandes, et José Canale a transformé le tir au but décisif. Le Paraguay, qui n’avait terminé que troisième du groupe D avec quatre points, se retrouve en 1/8e de finale ; l’Allemagne, elle, plie bagage. Pour resituer, l’Allemagne avait déjà montré des fragilités en phase de groupes. Le signal était là ; le marché, lui, n’avait pas voulu le lire jusqu’au bout.
Pays-Bas–Maroc 3-2 t.a.b. : les Lions de l’Atlas au courage
Même scénario, autre continent de héros. À l’Estadio BBVA de Monterrey, le Maroc a écarté les Pays-Bas, 1–1 puis 3–2 aux tirs au but. Les Néerlandais avaient pris les devants par Cody Gakpo (72e), avant que Ismaël Diop n’égalise à la 91e — l’un de ces buts de la toute dernière minute qui font basculer un tournoi. En prolongation, personne ne prend l’avantage ; à la séance, le gardien marocain Bounou repousse la tentative de Summerville et Saïbari convertit le penalty décisif.
C’était, à la lecture des cotes d’avant-match, le seul des trois 1/16e du 29 juin vraiment ouvert. Ceux qui, chez nous, avaient suivi notre lecture de la veille et joué la double chance côté Maroc n’ont pas été surpris : la solidité défensive marocaine laissait la porte entrouverte. Elle s’est ouverte en grand.
Brésil et Norvège assurent : Haaland encore décisif
Heureusement pour les amateurs de scénarios plus classiques, deux favoris ont fait le travail. Le Brésil a battu le Japon 2–1 au NRG Stadium de Houston, dans ce match qui charriait la revanche de l’amical d’octobre 2025. Le Japon avait pourtant ouvert le score par Sano (29e), avant que Casemiro (56e) ne remette les pendules à l’heure et que Gabriel Martinelli n’arrache la victoire à la 90e+6. Un but dans le temps additionnel, encore, mais du bon côté cette fois pour la Seleção, qui file en 1/8e.
Le lendemain, 30 juin, la Norvège a dominé la Côte d’Ivoire 2–1 à Arlington. Antonio Nusa (39e) avait lancé les Scandinaves, la Côte d’Ivoire avait recollé par Amad Diallo (74e), et c’est encore lui — qui d’autre — qui a tranché : Erling Haaland, buteur à la 86e, son cinquième but du tournoi. Le voilà à une longueur de Lionel Messi dans la course au Soulier d’or, et surtout qualifié pour un 1/8e alléchant.

France–Suède et Mexique–Équateur : les deux résultats qui manquaient au réveil
Petite précision d’honnêteté, parce que c’est notre marque de fabrique. Au moment où nous bouclons ce résumé, les scores de France–Suède (MetLife Stadium) et Mexique–Équateur (Estadio Azteca), tous deux joués le 30 juin au soir côté américain — c’est-à-dire en pleine nuit romande, coup d’envoi vers 23h00 pour les Bleus — n’étaient pas encore confirmés par une source fiable. Plutôt que de vous refiler un score approximatif, on préfère attendre : ces deux affiches feront l’objet de notre prochaine mise à jour. Pour rappel, la France partait archi-favorite au regard du marché des vainqueurs.
Ce que ça change pour la Nati et pour la course au titre
Vu de Romandie, ces éliminations ne sont pas qu’un fait divers : elles nettoient le tableau. Avec l’Allemagne et les Pays-Bas sortis du marché des vainqueurs, la France s’affirme comme la favorite isolée du Mondial, cote passée d’environ 4.50 à 3.50 en vingt-quatre heures (FanDuel via Fox Sports, 30 juin 2026) — le départ de la Mannschaft a dégagé une partie de son chemin. Derrière, l’Argentine à 5.00, puis l’Espagne (7.50) et l’Angleterre (8.00). Les deux tombeurs du jour grimpent logiquement : le Maroc file autour de 20.00 (contre ~46 avant l’exploit) et le Paraguay se raccourcit lui aussi.
Et la Nati dans tout ça ? La Suisse reste cotée à 66.00 pour le titre — un statut d’outsider assumé. Mais le sous-texte compte : chaque géant qui tombe rend la moitié de tableau un peu plus lisible. La Suisse joue son 1/16e face à l’Algérie le 2 juillet, et le vainqueur croisera en 1/8e le gagnant de Colombie–Ghana, le 7 juillet à Vancouver. Ce n’est pas la partie du tableau où l’on croise la France ou le Brésil — et par les temps qui courent, mieux vaut être de ce côté-là. Le tableau complet et l’évolution des cotes sont sur notre tableau des 1/16e du Mondial 2026, et la course au titre est détaillée sur cotes du Mondial 2026.
Petite leçon de parieur pour finir, parce que ces deux séances de tirs au but la résument : en 1/16e, la cote du « 1 » ou du « 2 » ne concerne que les 90 minutes. Un match nul à la fin du temps réglementaire — le fameux « X » — ne veut pas dire match nul final : il envoie en prolongation puis, éventuellement, aux tirs au but. L’Allemagne et les Pays-Bas viennent de rappeler, à leurs dépens, que le favori des 90 minutes n’est pas toujours le qualifié.